Coutras
Ma Jeunesse et l’Empreinte de la SNCF
1. Coutras (1950 – 1964) : Les Premiers Souvenirs
Je suis né à Coutras en 1950. Mon père y était employé à la SNCF, et c’est là que nous avons vécu nos premières années, jusqu’en 1964.
De cette période, je conserve quelques images fortes et décousues :
- Le souvenir d’un pont sous lequel nous nous cachions en allant à l’école.
- Un château d’eau gigantesque à mes yeux d’enfant.
- La maison entourée de barrières en béton.
- Un tas de sable sous un arbre où je passais mon temps à faire des pirouettes.
Je me souviens également d’un voisin rentrant sur sa mobylette, sa veste transformée en besace, remplie de champignons. Mon père était pêcheur et chasseur ; une fois, il a ramené une énorme carpe qui continuait de s’agiter dans le garde-manger ! Avant de quitter Coutras, nous avions même démonté un garage pour le remonter à Angoulême, où nous allions déménager.
es restés jusqu’en 1964. Je ne me souviens guère de cette période, j’étais trop petit. Je revois un pont sous lequel nous nous cachions en allant à l’école, unchâteau d’eau gigantesque à mes yeux. La maison était entourée de barrières en béton.. je me souviens d’un tas de sable sous un arbre et je faisais des pirouettes sur ce sable.Un jour un voisin est revenu sur sa mobylette et il avait quitté sa veste pour en faire un genre de besace qu’il avait rempli de champignons
Mon père était pêcheur (et chasseur) et une fois il a ramené une énorme carpe qui restait encore vivante dans le garde-manger



Avant de partir nous avions démonté un garage pour le remonter à Angulême, un peu éloigné de la maison
Angoulême
2. Angoulême : Le Ballet des Wagons
Notre nouvelle vie a commencé chemin des Lignes, à Angoulême. Nous habitions un pavillon individuel (une maison Phénix sur sous-sol) fourni par la SNCF. Notre maison était située tout près des rails, en face de la gare de triage.
C’était un spectacle permanent :
- Le tri : C’est là que les trains se formaient. Les convois montaient sur une butte, puis, à chaque wagon qui se détachait, un numéro était annoncé au micro.
- Le bruit et les cales : L’aiguilleur dirigeait les wagons qui dévalaient. Un employé plaçait une cale en travers de la voie, le wagon la heurtait violemment, la traînait, puis elle était éjectée. Cela permettait au wagon d’aller s’accrocher plus délicatement aux autres de sa rame.
Nous nous étions habitués à ce bruit et aimions regarder ces « ballets » de wagons vers leur destination.
Mon père avait son bureau à quelques centaines de mètres. Pas question de faire des bêtises, mais nous nous échappions parfois. Au retour, le martinet entrait en action.




L’école et le Pont à Vapeur
Pour nous rendre à l’école, nous devions traverser ces voies par un pont. Lorsqu’une locomotive à vapeur arrivait, nous courions pour nous faire envelopper par la fumée retenue sous le pont. La gare des voyageurs était de l’autre côté ; pour y aller, nous faisions parfois un détour, mais le plus souvent, nous traversions les voies, c’était plus court.
Non loin de là, nous avions :
- Le centre aéré où nous jouions avec les autres enfants de cheminots.
- « L’économat », ce magasin réservé aux employés SNCF.


3. L’Atelier du Sous-sol et les Inventions
Le sous-sol de la maison était un véritable terrain de jeu et d’apprentissage.
- L’accès : Nous dévalions la pente goudronnée sur des chariots de notre fabrication. Les roues ? Des roulements à billes de wagons récupérés par mon père !
- L’atelier : On y trouvait le stock de caisses de déménagement avec lesquelles nous construisions des voitures en bois.
- La buanderie et la chaufferie : Nous avions un énorme bassin en béton et le stock de charbon et de bois. Ce bois, c’était des traverses de chemin de fer que nous fendions et coupions. Elles contenaient du goudron qui, en brûlant, dégageait une fumée jaunâtre nauséabonde. Cela encrassait tellement la chaudière qu’une fois, elle est devenue rouge et a failli exploser.
Mon père, un peu mécanicien, avait même inventé une scie à bûches avec un moteur de voiture et un bidon géant pour le refroidissement. Il refaisait régulièrement le moteur de sa Traction. Nous l’aidions à rôder les soupapes avec une tige à ventouse, répétant inlassablement : « un, deux, trois, un, deux , trois ».
4. Vie de Famille et Anecdotes
Le jardin abritait deux cerisiers et un brugnon. Mon père jardinait beaucoup pour nourrir la famille. À la saison, nous devions équeuter les haricots.
- Les Voisins : Au fond du jardin, il y avait une cabane où nous retrouvions nos amis, notamment Henry, petit-fils de nos voisins. Nous y avons fait mille bêtises, comme cette fois où on l’avait fait vomir en crachant sur la cabane.
- Les Vacances : Nous campions tous les ans. Mon père fabriquait lui-même tout le matériel (bancs, table, et même la remorque que nous avions baptisée la Caravane Pacoulie, d’après un feuilleton télévisé). Nous sommes allés plusieurs fois à Agde, où nous allions voir les nudistes !
Un Baptême de Voiture
Nous allions au catéchisme à XXX et avons fait notre communion à l’église Saint-Jacques. Ce jour-là restera mémorable : mon père est arrivé avec une Ariane flambant neuve, dont il n’avait pas parlé à ma mère. Furieuse, elle a refusé d’y monter pour aller à l’église ! C’est mon frère Paulo qui a hérité de la vieille Traction.
C’est mon frère et parrain René qui m’a appris à nager à la piscine de Bougine, après avoir commencé au bord de la plage.
5. Saint Vivien : Le Retour aux Racines
À la retraite de mon père, nous avons quitté Angoulême pour nous installer à Saint-Vivien. Nous avons emménagé dans la maison de mes grands-parents maternels, qui appartenait alors à mon oncle René, le frère de ma mère.
La gare des voyageurs était elle aussi à quelques centaines de mètres mais de l’autre côté. Il fallait faire tout un détour pour y aller mais parfois , on traversait les voies. C’était plus court. A côté de la gare il y avait le centre aéré où nous allions pour jouer avec les autres enfants de cheminots. Il y avait également « l’économat » magasin réservé aux employés SNCF.
Pour aller au sous-sol de la maison, il y avait une pente goudronnée que parfois nous dévalions juchés sur des chariots de notre fabrication et dont les roues étaient constituées de roulements à billes de wagons récupérés par notre père.
La première pièce du sous-sol était composée de deux espaces. Dans le premier, en entrant, l’atelier, dans le second, au fond le stock de caisses de déménagement avec lesquels on construisait parfois des voitures en bois. Dans la deuxième pièce du sous-sol, deux espaces également. Dans le premier la buanderie avec un énorme bassin en béton avec deux bacs, la machine à laver et un tréteau pour poser le linge mouillé, et dans le deuxième espace, la chaufferie avec le stock de charbon et de bois à côté de la chaudière. Le bois, c’était des traverses que nous avions fendues et coupées à longueur. Ces traverses contenaient du goudron pour ne pas pourrir trop vite et en brûlant, elles dégageaient une fumée jaunâtre nauséabonde. ça encrassait la chaudière qui une fois était devenue tellement rouge qu’elle a failli exploser et mettre le feu.
Pour couper les traverses, nous avions un passe-partout, longue scie à deux manches verticaux et des coins pour les fendre. Mon père avait inventé une scie à bûches avec un moteur de voiture et un énorme bidon pour le refroidissement.
Mon père était un peu mécanicien et, régulièrement il refaisait le moteur de sa traction. Nous on rôdait les soupapes avec une tige avec ventouse et de la pâte à rôder.: « un, deux, trois, un, deux , trois etc …) On faisait rouler cet outil entre nos mains en changeant de sens à chaque nombre.



Il y avait un jardin avec deux cerisiers et un brugnon. Mon père jardinait beaucoup, il fallait bien nourrir cette famille. Donc, à la saison on équeutait les haricots. Au fond du jardin, dans la rue, une cabane derrière laquelle nous retrouvions nos amis , en l’occurrence, un petit-fils de nos voisins, Henry, avec lequel nous avons fait mille bêtises. Une fois on l’avait fait vomir en crachant sur la cabane. Je me souviens lorsque sa grand mère l’appelait en roulant les R : RIRI ! ça ressemblait plutôt à lili..
Nous partions tous les ans en vacances. Nous campions et mon père avait fabriqué tous le matériel ( bancs, table, et même la remorque pour transporter tout ça. Nous l’avions appelée la caravane Pacoulie, titre d’un feuilleton qui passait à la télé. Un jour nous avons dû nous réfugier dans les voitures à cause de l’orage. Nous sommes allés plusieurs fois à Agde où nous allions voir les nudistes. Michel et Jacques ont conduit la voiture sur une immense plage.
Nous allions au cathé à XXX Nous avons fait notre communion à l’église Saint Jacque
Un Baptême de Voiture
Nous allions au catéchisme à XXX et avons fait notre communion à l’église Saint-Jacques. Ce jour-là restera mémorable : mon père est arrivé avec une Ariane flambant neuve, dont il n’avait pas parlé à ma mère. Furieuse, elle a refusé d’y monter pour aller à l’église ! C’est mon frère Paulo qui a hérité de la vieille Traction.
C’est mon frère et parrain René qui m’a appris à nager à la piscine de Bougine, après avoir commencé au bord de la plage.
s. C’est ce jour là que mon père a choisi pour arriver avecc une Ariane dont il n’avait pas parlé à ma mère. Elle était furieuse et n’a pas voulu y monter pour aller à l’église. C’est mon frère Paulo qui a hérité de la traction.
C’est mon frère et parrain René qui m’a appris à nager à la piscine de Bougine. Nous avions commencé au bord de la plage.
Saint Vivien


5. Saint Vivien : Le Retour aux Racines
À la retraite de mon père, nous avons quitté Angoulême pour nous installer à Saint-Vivien. Nous avons emménagé dans la maison de mes grands-parents maternels, qui appartenait alors à mon oncle René, le frère de ma mère.